Territoires en redirection

Une enquête sur le renoncement comme compétence collective.
Projet soutenu et financé par l'Institut pour la Recherche de la Caisse des Dépôts. 2025-2026
Partout, des territoires renoncent : une piscine qui ferme sans être reconstruite, un projet routier abandonné, des remontées mécaniques démontées. Pris isolément, ces gestes ressemblent à des ajustements budgétaires. Ensemble, ils dessinent une forme d'action publique qui progresse par retrait plutôt que par ajout.
Cette recherche, menée avec le soutien de la Caisse des Dépôts, de la MAIF et de la Ville de Grenoble, interroge le renoncement territorial : l'acte délibéré de mettre fin à des infrastructures ou des activités devenues incompatibles avec les limites planétaires. Renoncer, ici, ne se réduit pas à arrêter. Il faut désaffecter, démanteler, renaturer, réaffecter, et traiter les conséquences sociales, techniques et budgétaires de ces arrêts.
L'enquête croise deux approches. Une dimension quantitative d'abord, avec l'analyse de 74 cas de renoncements identifiés dans la presse régionale entre novembre 2023 et avril 2025. Une dimension qualitative ensuite, à partir d'entretiens approfondis menés sur neuf territoires, de la presqu'île de Caen au Pays de Fayence en passant par Chamonix, Grenoble ou Métabief.
De ce travail naissent plusieurs livrables, lisibles séparément ou comme un tout :
- un tableau de recensement des 74 cas,
- une série de dix articles publiés sur le blog de la Caisse des Dépôts,
- trois études de cas approfondies,
- et quatre articles thématiques explorant le renoncement sous l'angle de la cartographie, des imaginaires, du financement et de l'ingénierie du retrait.
S'y dégage une conviction partagée : le renoncement n'est pas le contraire de l'action publique, il en devient l'une des formes les plus exigeantes.
